Date de l’actualité · 24/09/2026
Publié par ReneWave le 05/10/2026
ReneWave · Actualités · International
Solaire : le nouveau bilan mondial éclaire le Maroc
Publié le 24 septembre, le rapport distingue la croissance des installations des flux de matériel. Un repère utile pour comprendre la place du Maroc dans le marché solaire.
ReneWave

Illustration de contexte générée ; elle ne représente pas le site ou le projet annoncé.
- Ajouts mondiaux en 2025
- ≈ 692 GWEstimation
Estimation de puissance photovoltaïque nouvellement installée ; environ +15 % sur un an.
- Part décentralisée
- ≈ 41 %Estimation
282 GW sur 692 GW : systèmes proches des consommateurs, incluant le hors-réseau.
- Indicateur pour le Maroc
- > 1 GW de modules importésEstimation
Modules chinois en 2025 selon le rapport ; ce volume ne mesure pas les installations réalisées.
Un nouveau bilan, des données de 2025
Le programme IEA PVPS a publié le 24 septembre son rapport Trends in Photovoltaic Applications 2026. Son bilan consolidé estime à environ 692 GW la puissance photovoltaïque ajoutée dans le monde en 2025, soit 15 % de plus qu’en 2024. Le parc mondial atteint ainsi près de 2,96 TW à la fin de l’année. Ces chiffres concernent le photovoltaïque, qui transforme directement la lumière en électricité, et non les centrales solaires thermiques.
Le rapport estime que ce parc pourrait produire environ 3 845 TWh sur une année complète, l’équivalent d’environ 12 % de la consommation électrique mondiale. Il s’agit d’un potentiel annuel théorique, calculé avec des rendements représentatifs, et non de l’électricité effectivement produite en 2025. Une installation raccordée en décembre n’a pas fonctionné toute l’année.
Les installations proches des usages comptent aussi
Les grandes centrales représentent environ 410 GW des ajouts de 2025. Le segment décentralisé en représente 282 GW, soit près de 41 % du total. Cette catégorie comprend notamment les installations sur bâtiments ou destinées à un consommateur local ; le rapport y inclut également les systèmes hors réseau. Elle ne correspond donc pas uniquement aux panneaux des maisons.
La différence porte surtout sur la destination de l’électricité. Une grande centrale alimente généralement le réseau ; un système proche des usages peut fournir directement un bâtiment ou une activité. Ces deux approches contribuent au même record mondial, avec des besoins de raccordement et d’exploitation différents.
Mettre en perspective
Deux façons de déployer le solaire
Ajouts mondiaux estimés en 2025 : les grands sites et les installations proches des consommateurs contribuent au même total.
Grandes installations / centralisé
410 GW ajoutés
59% · des ajouts mondiaux
410 GW, soit environ 59 % : ces installations alimentent principalement le réseau.
Près des usages / distribué
282 GW ajoutés
41% · des ajouts mondiaux
282 GW, soit environ 41 % : bâtiments, consommateurs locaux et systèmes hors réseau.
Le Maroc dans les flux de modules
Pour l’Afrique, le rapport relève environ 19 GW de modules importés de Chine en 2025. Le Maroc figure parmi six pays africains dépassant chacun 1 GW. Le GW mesure ici la puissance nominale cumulée des modules transportés, pas une quantité d’électricité livrée.
Ce signal commercial ne permet pas de compter les centrales mises en service ni les foyers alimentés. Les panneaux peuvent rester en stock, être installés plus tard ou être réexportés. Le document décrit une expansion du marché africain, tout en soulignant les limites des statistiques disponibles.
Ce que ce bilan change dans la lecture du marché
Pour un lecteur marocain, le constat est double : le solaire se développe à grande échelle et les installations proches des consommateurs occupent une place importante. L’autoconsommation peut réduire les achats au réseau lorsque la production et l’usage coïncident ; elle ne supprime pas le besoin d’électricité aux autres heures.
Le rapport relève aussi des prix de modules très bas en 2025, sans nouvelle baisse marquée durant l’année. Cela ne constitue pas une prévision de devis ou d’économies au Maroc : transport, onduleurs, structures, pose et conditions locales pèsent également sur le coût final. Le record mondial fournit un contexte de marché, pas la rentabilité d’un site particulier.
