Date de l’actualité · 18/09/2026
Publié par ReneWave le 29/09/2026
ReneWave · Actualités · Maroc
La BAD retient le projet d’hydrogène de Guelmim
Le projet marocain figure parmi quatre propositions choisies en Afrique. L’étape porte sur les études et la décision d’investissement, pas sur une usine déjà lancée.
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Illustration de contexte générée ; elle ne représente pas le site ou le projet annoncé.
- Appui proposé
- 5,28 M$Annonce
Environ 50 millions de dirhams au cours indicatif du 18 septembre ; sous réserve d’approbation.
- Phase
- PréparationAnnonce
Études et structuration avant une éventuelle décision d’investissement ; pas un budget de construction.
Un projet marocain sélectionné, sous condition
Le 18 septembre 2026, la Banque africaine de développement (BAD) a annoncé avoir retenu Guelmim Green Hydrogen Valley, porté par Nareva, parmi quatre projets africains d’hydrogène vert et de dérivés. Le projet marocain est associé à un don remboursable proposé de 5,28 millions de dollars. Son octroi reste soumis à l’approbation du conseil d’administration de la Banque.
Au taux indicatif de clôture du 18 septembre, proche de 9,52 dirhams par dollar, cela représente environ 50 millions de dirhams. Ce montant est un soutien envisagé pour préparer un investissement, pas le coût du futur complexe ni une somme déjà décaissée. La BAD a annoncé 20 millions de dollars pour les quatre projets sélectionnés au total.
Ce que l’appui peut faire avancer
La question pour un lecteur est simple : qu’achète cet argent si aucune usine n’est encore construite ? Le programme de la BAD vise la préparation des projets avant la décision finale d’investissement. Son appel à propositions cite notamment les études de faisabilité, l’ingénierie et les conseils nécessaires à la structuration financière. Les travaux précis retenus pour Guelmim n’ont pas été détaillés publiquement.
Ces études peuvent aider à vérifier si la ressource renouvelable, l’approvisionnement en eau, le procédé, les débouchés et le financement forment un projet réalisable. Elles ne valent ni autorisation de construire ni engagement à produire une quantité donnée de carburant. Le calendrier d’une éventuelle construction et le budget global propre à Guelmim ne sont pas établis dans l’annonce.
Comprendre le procédé
De l’électricité renouvelable aux carburants : le principe à étudier
Chaîne générale décrite par Nareva et l’IEA, pas configuration validée pour Guelmim.
Ressources et intrants
- Électricité renouvelable
Alimente la transformation
- Eau
Intrant de l’électrolyse
- 01Électrolyse
Sépare l’eau avec l’électricité
- 02Hydrogène
Molécule intermédiaire
- 03Synthèse
Autres intrants et procédé à définir
- 04Carburant de synthèse
Usage maritime ou aérien envisagé
Pourquoi de l’hydrogène ?
Nareva dit développer dans le sud du Maroc des projets d’hydrogène vert, d’ammoniac et de carburants de synthèse. Son portefeuille comprend des pistes pour l’e-méthanol maritime et le carburant aérien de synthèse. De son côté, la BAD situe les projets soutenus en Égypte, au Maroc et en Namibie dans la filière des carburants durables pour le transport maritime et aérien. Ces indications décrivent l’objectif industriel, pas la configuration finale de Guelmim. L’annonce concerne des carburants industriels envisagés, sans objectif annoncé d’alimenter des foyers en électricité.
Pourquoi transformer de l’électricité renouvelable en hydrogène au lieu de l’utiliser directement ? L’usage direct évite une conversion supplémentaire quand il est possible. Mais l’aviation et une grande partie du transport maritime dépendent encore de carburants : l’hydrogène peut servir d’intrant à des carburants de synthèse. L’Agence internationale de l’énergie présente ces filières comme un complément à l’électrification, tout en soulignant leur coût élevé et leur développement encore précoce. C’est une raison d’explorer cette voie, pas la preuve qu’elle est la meilleure pour Guelmim ni qu’un procédé y a déjà été choisi.
Le schéma explique seulement une chaîne de production possible. La technologie exacte, l’origine des intrants, la capacité et les volumes de vente du projet restent à préciser. L’intérêt concret de l’annonce est de financer la vérification de ces choix avant d’engager de grands capitaux ; elle ne prouve aujourd’hui ni production, ni emplois, ni date de mise en service.
